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Docteur Jean-Paul AMAR
OPHTALMOLOGISTE
Spécialiste en chirurgie Rétino-Vitréenne

Ophtalmo, Jean-Paul AMAR, Alpes Maritimes, Cannes, rétine, DMLA, dégénérescence maculaire, glaucome, cataracte, macula-membrane, trou maculaire, thrombose

LE DECOLLEMENT DE RETINE

Définition


S’il existe une ou des adhérences entre le vitré et la rétine, lorsque le décollement du vitré se produira, il pourra engendrer des tractions et, si la rétine en regard est fragile, une ou des déchirure rétiniennes. Les liquides intra-oculaires pourront alors passer par les déchirures et décoller la rétine. Dans la plupart des cas, rien ne peut permettre de suspecter l’apparition du décollement avant qu’il se produise. Les signes ressentis par le malade pourront être des éclairs, une pluie de suie ou une amputation du champ de vision dont il ne se rendra compte souvent que lorsque la vision centrale sera atteinte.
En l’absence de traitement chirurgical rapide, de préférence dans les 8 ou 15 jours, l’évolution se fera vers une rétraction rétinienne liée au passage, à travers la rétine, de cellules pigmentaires venant former des membranes sur la surface rétinienne. Lorsque la rétine est rétractée, la chirurgie devient beaucoup plus compliquée et les chances de guérison diminuent nettement.

Traitement


Le premier grand principe du traitement chirurgical est d’empêcher les liquides de passer en bouchant le trou ou la déchirure ; le pompage effectué par l’épithélium pigmentaire permettra alors de ré appliquer la rétine. Pour ce faire, le chirurgien devra tout d’abord s’attacher à rechercher tous les trous ou déchirures même les plus petits afin d’exercer sur leurs bords une réaction inflammatoire, par cryothérapie ou laser, qui se transformera en réaction adhésive lorsque la déchirure sera remise à plat.
Pour appliquer les déchirures et permettre cette cicatrisation le chirurgien a plusieurs moyens à sa disposition. Il peut déformer la coque sclérale pour l’appliquer contre les déchirures en réalisant ce qui l’on appelle une indentation grâce à un implant qu’il va suturer à la sclère.
Il peut réaliser un tamponnement interne, c’est-à-dire repousser la rétine contre la coque, en injectant dans l’œil une bulle de gaz qui se résorbera spontanément ou, dans les cas plus compliqués, une bulle de silicone qu’il faudra enlever dans un deuxième temps. Il pourra enfin enlever les tractions vitréennes à l’origine du décollement et redonner de la souplesse à la rétine en pratiquant une vitrectomie, c’est-à-dire l’ablation du vitré. Toutes ces actions peuvent être associées entre elles ainsi qu’à d’autres gestes complémentaires comme la dissection de membranes ou l’évacuation du liquide sous la rétine.
Les risques d’échec de la première chirurgie existent toujours car le chirurgien ne peut pas maîtriser le potentiel évolutif propre à chaque décollement surtout s’il est ancien ou compliqué. Il faut alors recommencer car tant que la guérison n’est pas obtenue , l’évolution aboutit inexorablement à la perte définitive de la vision.

Conseils pratiques


Dès la sortie de la clinique, vous mettrez ou ferez mettre des gouttes de collyre dans votre œil. Le nom du collyre, la fréquence d’instillation et la durée du traitement seront stipulées sur votre ordonnance de départ.
Certains traitements contre la douleur ou l’inflammation peuvent être ordonnés.
Si une bulle de gaz a été placée dans votre œil, votre chirurgien peut vous demander de respecter un certain positionnement de la tête. Le but de cette position est de permettre à la bulle d’appuyer sur le bon endroit de votre rétine.
Cette bulle disparaîtra toute seule en plusieurs jours. Pendant sa résorption, vous verrez une grosse boule noire dans le champ visuel inférieur, comme si vous étiez dans un aquarium. Pendant toute la durée où la bulle sera présente dans votre œil tout voyage en avion sera interdit.
Pour permettre une bonne cicatrisation de votre rétine, il vous est recommandé, pendant les huit premiers jours, d’éviter tout ce qui pourrait entraîner des secousses oculaires. Évitez de lire et de regarder par la fenêtre en voiture ou en train. Évitez les efforts violents et le sport.
Par contre, la télévision, si la position prescrite le permet, n’est pas contre-indiquée.
Après une dizaine de jours, vous pouvez reprendre une vie plus normale, mais vous devrez respecter quelques précautions pendant encore quinzaine de jours :
N’irritez pas votre œil ; faites attention au champoing et au savon et n’allez pas à la piscine.
• Évitez toute source d’infection, évitez de prendre froid et de côtoyer des personnes infectées. Une infection oculaire est quelque chose de grave qui nécessite un traitement d’extrême urgence. Si votre œil devient subitement rouge ou douloureux, téléphonez en urgence à votre chirurgien.
• Votre vision va s’améliorer progressivement. Il peut vous être difficile d’apprécier cette récupération si une bulle de gaz est présente. Il ne doit pas par contre y avoir d’obscurcissement brutal de votre champ visuel. Si cela survenait, téléphonez à votre chirurgien.
Vous le reverrez pour qu’il puisse juger du résultat de l’opération. Sachez que le risque de récidive est toujours présent et qu’il peut être amené à vous proposer une ré intervention. Si tout va bien, si la guérison est obtenue, vous pourrez reprendre une activité normale. Les douleurs, si elles existent, s’estomperont progressivement. L’amélioration visuelle se poursuivra au cours des trois à six mois suivants.

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